Quelques vidéo avait disparu et sont de retour !
Toujours 5000 pages minimum affichées par mois pour le popote.com cette année 2007 !
, posté Le Mardi 09 Octobre 2007
Le popote et Soleil
Un nouveau bateau. C’est un Sun Kiss 47 de 1989 en version propriétaire. Il mesure 14.50m et offre un confort exceptionnel pour une vie à bord heureuse.
, posté Le Lundi 12 Décembre 2005
popote suite...et fin !
mardi 21 juin 2005
Je quitte Mahon après une bonne nuit de sommeil. La ville est vraiment charmante. J’apprécie les horaires espagnols tout comme la gentillesse de ses habitants. Je baragouine un mélange de base romane et les mayonnais(es) font toujours un effort pour me comprendre et me parler doucement. C’est une qualité appréciable pour un touriste étranger.
Petit incident technique au départ : le parasol ramassé dans les poubelles de Mahon lors de mon passage à l’aller a failli mourir. Merci le sparadrap.
Il fait un soleil de plomb.
mercredi 22 juin 2005
Glandouille à bord. Deux heures de voile ce matin. Grosse pétole. Bruit et chaleur. Le parasol et une mer parfaitement plate sont les bienvenus pour rendre cette journée en mer agréable.
Jeudi 23 juin 2005
Arrivée aux îles Sanguinaires à la tombée du jour et à la voile sur une mer totalement lisse. Paysage et couleurs typiques me comblent de bonheur. Je suis heureux d’arriver et de retrouver Sandrine ce soir dans un mouillage. Je suis heureux d’avoir réussi un beau voyage.
Nous allons passer trois ou quatre jours dans les nombreux mouillages du golfe d’Ajaccio, histoire de jouer un peu les prolongations. Lundi, il sera temps de reprendre contact avec la terre ferme. Sans attendre, je préparerai de nouveau Le Popote pour nos navigations d’août.
Je ne peux que recommander à tous le site lecontre.com (voir dans les liens) et plébisciter le travail créatif de Pascal. N’hésitez pas à le contacter pour vos projets de site Internet ou de création de CD Rom.
Merci Pascal. Un grand merci pour le fabuleux travail que tu as fourni pour créer et faire vivre le site du Popote.
Adieu
...de rien, c'est quand tu veux.
Pascal.
, posté Le Mercredi 29 Juin 2005
S@T 24, 22
Sent: Friday, June 24, 2005 12:08 AM
Subject: 16R14
> ARRIVEE AUX ILES SANGUINAIRES (GOLFE AJACCIO) A LA TOMBEE DU JOUR.VAIS RESTER 3J AU MOUILLAGE POUR PROLONGER 1 PEU LE PLAISIR.FIN D UN MAGNIFIK
VOYAGE.
Sent: Wednesday, June 22, 2005 4:56 PM
Subject: 15R9&13
> GROSSE PETOLE&CHALEUR MAIS JE SERAI DANS LE GOLFE D AJACCIO DANS LA NUIT DE JEUDI A VENDREDI.
, posté Le Jeudi 23 Juin 2005
Sur le chemin du retour
dimanche 19 juin 2005
Une mer d’huile. Plate et lisse comme un politicien. Des globicéphales se baladent. J’ai eu la visite nocturne de deux trois dauphins de petites tailles. La vie à bord serait première classe s’il n’y avait ce bicylindre diesel qui m’assomme.
Plein d’appétit pour un repas « crêpe », j’ai jeté avec désespoir toute ma réserve de farine hyper emballée. Colonisée malgré les barrières. Bonne baignade petits charançons !
Dans la journée, le soleil cogne fort et le parasol est installé dans le cockpit. C’est du grand beau temps méditerranéen. Le ciel se confond avec la mer à l’horizon.
Arrivée dans le port naturel de Mahon à minuit soit 160Mn en 41h. 3,9 nœuds de moyenne. 100% de moteur. J’ai tenu le génois léger pendant trois heures. Mer fabuleusement lisse et grand spectacle.
samedi 18 juin 2005
Je quitte le mouillage au réveil. Pétole annoncée avec peut être un peu de portant léger léger. De toute manière, le port de Sabina, sur l’île de Formentera, à 3 Mn au sud de mon mouillage, ne se présente pas, sur le papier, comme une escale agréable. Il est entièrement dédié au tourisme alors je préfère aller voir plus loin pour mon avitaillement en frais. Mahon est un très bon mouillage, sûr et calme avec une ville charmante et authentique. Si jamais, je peux aussi faire escale à la pointe Sud Est de Majorque, à mi chemin. La navigation ne s’annonce pas très excitante. Je dois m’attendre à supporter le moteur pendant 48h. J’ai hâte de manger des fruits et des légumes.
vendredi 17 juin 2005
Plaisirs retrouvés du mouillage en méditerranée. Avec ses inconvénients : Les collègues ont une fâcheuse tendance à venir mouiller n’importe comment et juste devant mon étrave. Occupations du jour : surveiller les voisins ;-) dormir, manger et bien sûr réceptionner des infos météos pour la suite.
Le vent souffle du Nord est (dans le pif !). A la bonne place au bon moment. C’est souvent payant de prendre soin d’avoir des infos météos qui voient loin. Avec seulement un récepteur radio je n’aurais pas toutes ces infos. Merci l’ordi.
jeudi 16 juin 2005
Je n’ai pu faire que trois heures de voile hier. Les heures de moteur défilent. Le trafic maritime a bien baissé. Mon détecteur de radar peut reprendre du service. Avant, il sonnait en permanence. Dès que je suis « vu » par un radar, une sonnerie m’alerte de la proximité d’un navire. Cela marche aussi pour les avions et pour les radars terrestres. Ce système ne remplace pas la veille mais double l’attention et permet au solitaire de dormir un peu. Sauf quand il sonne en permanence
Seulement 1h30 de sommeil ce matin interrompu par la cloche. J’étais entouré par cinq bateaux. Je suis en forme mais je n’irai pas courir un marathon. La pensée reste claire, les réflexes sont indemnes mais j’ai le muscle mollasson. Mes déplacements sur le pont sont lents et peu sûrs alors je compense par une grande prudence.
Arrivée à la voile au portant à 16h30 dans le mouillage de Puerto el Espalmador, île de Formentera située au Sud est d’Ibiza. Il y a foule dans le mouillage. Je sombre dans un sommeil profond à 20h00.
380 Mn en 3 jours et 5 heures de slalom au milieu des cargos. Presque 5 Nœuds de moyenne. 7h30 de sommeil.
mercredi 15 juin 2005
Moteur ! Le vent a baissé doucement toute la journée d’hier jusqu’à disparaître à minuit. La mer est d’huile mais le trafic est encore important. 3h00 de sommeil ce matin. Cumulé à de toutes petites siestes ce temps semble suffisant. La forme est bonne et mes réflexes sont corrects. Je les teste avec un jeu sur l’ordinateur. High score.
J’ai vraiment bien fait de quitter immédiatement Ceuta. Cela m’a permis de faire un bon morceau de chemin à la voile. Mais je rêve sans arrêt au Maroc et à ses habitants. J’aimerai y retourner sans trop tarder pour voir le Nord-est du pays.
mardi 14 juin 2005
J’ai allumé comme une bête. Plus de 140 Milles en 24h au milieu des cargos alors que j’ai réduit drastiquement la vitesse à 4 Nds pendant 5 heures pour pouvoir me reposer. J’ai passé la majeur partie du temps à la barre. Le coup de vent annoncé était bien là. J’ai été surpris par l’état de la mer. On s’habitue vite à la houle Atlantique. Aujourd’hui, il fait très beau et j’ai toujours un bon vent dans les fesses. Le Cap de Gata est passé et marquera peut-être un ralentissement du trafic des cargos. J’ai veillé toute la nuit et dormi 3h00 ce matin.
lundi 13 juin 2005
Départ de Ceuta, ville morte le dimanche et le lundi (fête locale).. En plus plusieurs sources d’infos météos annoncent du vent fort, peut être jusqu’à 8 Bft dans les claques, d’Ouest pendant 48h. Puis c’est la pétole pendant 24h et la renverse pour de l’Est. Ma mère m’a dit le vent d’Est, il peut durer 3, 6 ou 9 jours. Alors j’écoute ma mère. Je largue vite fait les amarres sans avoir pu visiter un peu le secteur. Dommage. Et dommage de repartir seul car les conditions sont vraiment plaisantes aujourd’hui. 8 Nds de moyenne depuis le départ ! Merci le courant. Vitesse / à la surface : 6 Nds. Soleil.. Mer belle.
Le port de Ceuta est pourri, sale, cher et bruyant mais proche du centre. C’est vraiment nul mais la ville me semble pleine de charme. Des espagnols mêlés à des arabes, c’est vraiment agréable. Il me reste quelque chose de mon séjour à Essaouira. Je m’exprime beaucoup plus facilement en arabe qu’en espagnol. Je retournerai avec plaisir à Ceuta en évitant à tout prix de me faire alpaguer par la capitainerie.. Il y a de la place sur les quais de commerce à l’entrée de la marina. Le gasoil (53 litres pour 76 heures de fonctionnement) n’est pas cher dans ce bled : 0.65€/l. Bingo.
Je vais essayer de veiller les nuits et de m’en remettre à la bonne vue des collègues 1h30 à 3h00 par jour, le matin de préférence.
BIZ
, posté Le Lundi 20 Juin 2005
S@T
Sent: Saturday, June 18, 2005 11:50 AM
Subject: 13R6.7.10.11
VENT 0.ATEND VENT N.JE QUITTE FORMENTERA POUR MAHON(MINORK).ESCALE
POSSIBLE A MAJORK SI VENT N-E
Sent: Friday, June 17, 2005 3:51 PM
Subject: 12R6.7.10.11
MOUILLAGE A FORMENTERA(SUD-EST IBIZA).AI BENEFICIE BELLE METEO.MAINTENAN
VENT NORD-EST.GLANDOUILLE TRANKIL
Sent: Monday, June 13, 2005 1:47 PM
Subject: 10R0
DEPART 2 CEUTA SAN YO MAIS AVEC VENT&COURANT DAN LES FESSE.TRO PEUR VENT
Est ANNONCE DANS 3 JOUR
Objet : 5R2&4
36 50N,09 47W,11:39UTC PETITE VITESSE METEO OK MAIS PASSAGE GIBRALTAR INCERTAIN SI VENT Est CONTINU
Sent: Saturday, June 04, 2005 12:34 PM
Subject: 2R1Sand
>> TOUJOURS DANS L ANTICYCLONE:VENT LEGER&MER BELLE.CIEL BOUCHE DEPUIS
2JOURS:PAS D ENERGIE:PAS JOUJOU AVEC L ORDI!38 32N,21 47W,10:30UTC.BIZ
Sent: Thursday, June 02, 2005 3:23 PM
Subject: 1R1
>> DEPART RETARDE DE 24H.RETENU PAR DES AMIS.ET LES DEPARTS LE1er DU MOIS
NOUS REUSSISSE.ANTICYCLON&VENT LEGER.MER BELLE.PLAISIR DE RETROUVER LE
LARGE.38 50N,26 19W,13:16UTC ROUTE DIRECTE SUR GIBRALTAR
, posté Le Dimanche 12 Juin 2005
Film "Calme & trankil
, posté Le Samedi 28 Mai 2005
Le journal de bord
Le journal de bord de cette transat :
Dimanche 1 mai 2005
Nous quittons St Martin à 12h00 locale, 16h00UTC. Tout est prêt. Nous avons trouvé du pain extra qui devrait bien se conserver. C’est parti avec une bonne brise et pas trop de houle. Impeccable pour prendre le rythme. Cap au nord.
Lundi 2 mai 2005
Comme annoncé nous sommes au près dans une belle brise. La mer est quand même un peu forte à mon goût pour faire du près. Un thon assurera des repas de premier choix. Grâce au frigo et à un assortiment de boite étanche, il se conservera assez longtemps.
On plante des pieux et le bateau n’avance guère. Le ciel est bouché. Cela nous oblige à faire 30 minutes de moteur pour faire de l’électricité.
Mardi 3 mai 2005
Voilà que nous mettons de l’ouest dans notre nord (la direction des Açores est nord-est). Le vent est fort et le confort est moyen. L’intérieur du bateau est très humide. On plante toujours des pieux : la houle soulève l’avant du bateau qui tape un grand coup à chaque fois qu’il retombe. Les chocs sont violents et les craquements sinistres. Je pense à la stratification des varangues, aux renforts de cadènes, aux cloisons, bref à tout ce que j’ai refait quand j’ai acheté le Popote tout cassé en 2000. Malgré tout, ça rigole beaucoup à bord.
Mercredi 4 mai 2005
Le vent et la mer sont forts. Ca tape. On débride légèrement pour passer plus confortablement les vagues. Entre deux vagues qui nous douchent, on chante et on s’amuse comme deux gosses. En fin de journée le vent adonne gentiment et nous adoptons la tactique suivante : dès que l’on peut mettre un peu d’Est dans notre Nord, on en profite.
jeudi 5 mai 2005
J’ai démonté tout le meuble de salle de bains. Rien trouvé. Ce matin, c’est mon lit qui était mouillé. Moyen moins. Et je ne sais toujours pas d’où vient cette flotte. Nous avons heurté un bout de bois flottant. Sans vraiment y croire, j’ai plongé sous la coque (il y avait 5000m de fond J ). Elle est superbe. Faut dire que je l’ai bien nettoyée avant le départ. Et pour compléter le tableau, j’ai été malade pendant une quinzaine d’heures. Grosse céphalée, vomissement, suée. Yoyo a assuré comme une bête toute la nuit. Mais la suivante, c’était son tour d’être pâle.
Nous vivons à poil. C’est trop bon le naturisme nautique.
C’est vraiment plus facile à deux pour les longues traversées. Je ne suis pas du tout dans le même état d’esprit que pour la transat’ aller en solitaire. Les conditions de nav’ sont beaucoup moins bonnes et cependant je suis tranquille et pas aussi pressé d’arriver.
Depuis 12 jours, nous mangeons du poisson tous les soirs. A part un coup où j’ai fait un blaff à la coco, tout fut cuisiné par Yoyo à la poëlle.
samedi 7 mai 2005
Là, ce n’est pas trop drôle. Le bateau prend l’eau de partout. Tout est mouillé. Nous épongeons toutes les heures. 7 jours de près, c’est beaucoup. Beaucoup trop. Malgré tout l’ambiance à bord est bonne. J’ai réussi à faire des crêpes ce midi. Nous mangeons bien. J’ai un souci depuis 24h. L’œil droit me gratte sévère. Il coule et rougi. Au début, j’étais persuadé qu’il s’agissait d’une simple poussière. Immédiatement, je me rince donc copieusement en versant une burette complète de Phylarme. Rien ne se passe. Je recommence deux heures après. Rien de mieux. Yoyo m’inspecte sérieusement l’œil et me le rince. Rien de rien. La lecture du guide médicale ne m’apporte rien de plus. Je tente une prise de médoc pour éviter toute infection. Dans la nuit la douleur augmente.
Dimanche 8 mai
La nuit fut dure. D’abord car j’ai eu mal à l’œil de façon croissante puis car le vent a bien monté en première partie de nuit pour redescendre après. J’ai veillé jusqu’à 3h30 du mat’ puis dormi jusqu’à 14h00. Pendant nos quart nous avons l’habitude de s’endormir tout habillé (et trempé) sur un tapis de sol. Nous l’étendons au pied de la descente et dormons la tête sous la table à carte.. Le compte à rebours de la montre est réglé sur 20 minutes. Ainsi les quarts passent vite tout en étant sécurisé par un double tour d’horizon toutes les 20 minutes.
J’ai encore mal à l’œil. Cela m’inquiète même si j’ai l’impression que la douleur décroît depuis ce midi. C’est peut être du au paracétamol. J’attends les recommandations de mon ophtalmo. C’est quand même bon de pouvoir communiquer par e-mail depuis le milieu de l’Atlantique.
Nous allons bientôt terminer notre cuillère, trajectoire courbe, liaisons entre la route au nord des premiers jours et celle en route directe vers les Açores. Le bateau marche fort. 150 Milles/jour depuis 48h. Les prévisions météo complètes à 24h, 48h et 96h arrivent sans soucis sur l’écran de l’ordi sous forme de cartes donnant les champs de vent et les données sur l’état de la mer. Nous avons aussi la situation générale et l’évolution des anticyclones et des dépressions se promenant sur l’Atlantique nord. C’est passionnant et parfaitement explicite.
Nous avons eu un contact radio par VHF avec un voilier de 15m de nationalité allemande qui n’avait aucun moyen de réception d’infos météos. Au moment du contact, il était 10Mn derrière nous et marchait à 1 nœuds de moins sur le même cap. Bizarre. Dans la nuit, le vent a adonné et nous l’avons suivi pour effectuer notre cuillère. En a-t-il fait ainsi ? Au rdv radio du lendemain pour lui communiquer les infos, il n’y avait personne. Nous l’aurions largué ?
Lundi 9 mai 2005
La cabine avant est totalement trempée. Les matelas ressemblent à des éponges. Le pain a moisi. Je pense avoir trouvé l’origine de la fuite. L’eau vient de la cloison entre la cabine av et la baille à mouillage puis elle suit tranquillement un matelas le long d’un renfort de coque longitudinale. Elle traverse deux cloisons pour passer des toilettes au carré. Elle y s’y répand et prend possession d’un coffre à douche et de ma bannette de quart. Voilà plusieurs années que j’essaie de l’étanchéifier. Plusieurs étapes successives n’ont pas permis de résoudre le problème. Je n’avais jamais jusque là fait 9 jours non stop de près humide. Lionel ferme le capot de la baille à mouillage avec un cordon de silicone. Le puit de chaîne est bourré par un paquet de vieux gants en latex mélangé au silicone. Presque une cartouche en tout. C’est la dernière.
Le problème est résolu.
mardi 10 mai 2005
Nous avons pris grave. Une situation orageuse pendant 24h nous a mis à mal. Il a plu des cordes et nous avons pris des sceaux d’eau de mer sur la tronche. L’eau s’est infiltrée partout. Tout est humide voir trempé. L’orage fut violent et angoissant. J’ai vu tomber la foudre tout prêt. Par bonheur, ce matin le soleil a fait un superbe retour. Mer forte mais vent quasi absent. Alors ce fut une grande séance de séchage. Ouf. Nous n’avançons guère mais le repos est bénéfique. Le bateau redevient vivable même si la cabine avant est toujours mouillée. Nous sommes enfin au portant. Mon œil va beaucoup mieux. Il est en parfaite voie de guérison. Je suis très soulagé
Le GSC 100 (mails par satellite) fonctionne bien. Je suis très content d’être avec Lionel pour cette traversée. C’est beaucoup plus facile à deux quand la situation est un peu dure comme la nuit dernière. Il y a parfois un oiseau qui vient nous voir.
mercredi 11 mai 2005
Je me réveille. Nous sommes à la latitude du Maroc, au dessus des Canaries. J’ai froid. Il fait 22°C dans le bateau. Mes yeux me grattent encore un peu. Les prévisions météo étaient fausses pour la direction du vent. Nous sommes vent de travers au lieu d’être grand largue. Le confort est bon. C’est juste que nous rêvions d’avoir le vent dans le cul.
Hier soir nous avons fêté dignement la moitié du parcours. Cuisses de canard confites, patates sautées au gras du confit, coteau du génois rouge. La peau du ventre bien tendue, la nuit fut parfois dure à veiller
jeudi 12 mai 2005
Grand beau temps après une nuit de veille. L’orage menaçait. Je n’ai pas bien dormi. Nous avons transformé le Popote en studio de production. Hier, film sur la vie à bord. Toilette et installation du lit de Yoyo. Aujourd’hui, c’est à mon tour d’être la vedette. Séance de manœuvre. J’empanne en solo le génois tangonné. Le logiciel de production est assez simple d’emploi. Je maîtrise a peu près. Cela m’a bien occupé aujourd’hui.
Vu un rorqual commun (baleine pouvant faire 25m) et son petit. Il y a toujours quelques oiseaux.
Nous dormons peu (5h/24h) surtout pour profiter pleinement des journées qui passent trop vite. La fatigue commence à se faire ressentir alors que le confort à bord est excellent. Depuis deux jours la ligne de traîne et de nouveau à l’eau. Rien. Il y a beaucoup de petites méduses et quelques grosses vélelles. Le bateau sèche mais l’hygrométrie nocturne est encore forte
L’ambiance à bord est excellente. Vent régulier dans les fesses. Il fait froid. Fini le naturisme.
vendredi 13 mai 2005
Grand beau temps et vent arrière de 15 Nds. Nous tirons des bords de grand largue sous spi maxi et régulateur d’allure. A ma grande surprise le Navick fonctionne encore parfaitement dans ces conditions.
Changement de couleur du leurre pour voir. La nuit fut superbe mais la moyenne a chuté. Nous essayons une nouvelle manœuvre : l’envoi du spi au vent alors que le génois est tangonné. Impeccable.
Vendredi 13, nous mangeons du lapin sous spi.
samedi 14 mai 2005
Le vent est bien monté dans la deuxième partie de la nuit. Nous avons bien fait d’affaler le spi à la fin de la journée. Quand je me lève le génois lourd a remplacé le médium et la GV a perdu un ris.. Super Yoyo. Super dodo.
Le Popote ne molli pas et les vitesses moyennes sont toujours bonnes. A ce rythme, nous mettrons peut être vingt jours pour toucher Horta depuis St Martin. Ce serait beau.
Plus de pain à bord. L’humidité en a eu raison. Très moisi, je me suis résolu à le jeter. Alors je vais faire des crêpes pour le repas de ce midi. Une bouteille de cidre est déjà au frigo en prévision.
En faisant des œufs au plat qui devaient accompagner une plâtrée de ratatouille-riz, je suis tombé sur un œuf pourri. La simple précaution qui consiste à d’abord casser l’œuf seul dans un bol m’a évité d’avoir à jeter tout le plat.
dimanche 15 mai 2005
Si l’après-midi d’hier fut pétolesque (de pétole, peu de vent) après une petite averse, la nuit fut venté et le Popote a bien rattrapé son léger retard. 7 nœuds de moyenne toute la nuit. Au moment du changement de quart, un départ à l’abattée et deux au lof nous rappellent à l’ordre. Réduction de voilure pendant que nous sommes deux sur le pont et c’est reparti à la même vitesse. Ce matin, si la vitesse moyenne a bien chutée, les surfs dépassent quand même les 10 Nœuds. J’ai bien dormi malgré la vitesse. Trois cycles de 1h30 ponctués par un changement de voile et par la rupture du hale bas de tangon filmée en direct par Yoyo pendant un départ au lof. Pendant mon quart, c’est une drosse du régulateur d’allure qui s’est rompue. Cela a entraîné un empannage involontaire alors que nous étions limite surtoilé. Pas de casse grâce à notre ami le frein de bôme. Réalisé à partir d’un simple descendeur d’escalade, il apporte une grande sécurité au portant. Quand aux drosses, je les ai faites en Vectran (fibre exotique à haut module d’élasticité constitué de fils polymères de cristaux liquides haute performance) de ø 2.5mm. La charge de rupture moyenne à la traction est de 610 kg! Les drosses sont choisies d’un petit diamètre afin de limiter les frottements et d’améliorer la sensibilité du régulateur d’allure. Malgré des poulies à billes, le Vectran n’a pas supporté les frottements au niveau des poulies.
Je pense avoir le bois qui va bien pour la construction du Praopote. Ce sera du peuplier. C’est mon oncle qui l’a fait couper en haute marne dans nos bois il y a cinq ou six ans. L’utilisation d’un bois local me parait souhaitable. Un bois familial a un attrait sentimental incomparable. Et un plus, fin de la course aux détaillants et du soucis de la quantité du brut. Génial.
J’ai quelques difficultés à prendre des informations météos lisibles. Nous sommes maintenant trop loin de l’émetteur de Boston et pas assez près de celui de Northwood (Angleterre). Mon petit récepteur et son antenne maison montrent là leurs limites. Nous avons bien progressé dans l’interprétation des cartes météo. Ici les situations sont classiques et nous avons le temps de les analyser.
lundi 16 mai 2005
Nous venons de courir 150Milles en 24h. Ce fut bien bon mais c’est fini. Le vent a tourné et molli. L’analyse des dernières cartes météos me fait craindre de la pétole pour les 500 Milles qui nous reste à parcourir. Une cuillère au nord pourrait être salvatrice mais nous n’atteignons pas des vitesses suffisantes pour s’écarter de 100 Milles de la route directe. Alors nous privilégions celle-ci en désespoir de cause. Nous rêvons toujours à une traversée faite en vingt jours. C’est encore possible. Cela nous permettrai de passer une semaine à Horta pour faire l’avitaillement, une lessive et se reposer un peu avant de repartir en direction de Gibraltar. Nous espérons toujours être à Ajaccio pour le 26/06 au soir et la fiesta chez Roland. Finalement l’émetteur de Northwood (Angleterre) est assez puissant pour nous fournir des cartes très lisibles.
mardi 17 mai 2005
80 Milles en 24 heures. Presque la moitié d’hier. Toute la journée, le vent a molli jusqu’à disparaître complètement nous obligeant à passer la nuit au moteur. 10h30 de fonctionnement pour une distance parcourue de 40 milles (74 Km) et une consommation de 7.5l. Cela représente une consommation spécifique de 11 litres au 100 Km. Le vent s’est réveillé à 6h00. Ma question est: aurait-on du attendre le vent toute la nuit ? Son retour est un soulagement car je ne suis pas sûr de disposer des réserves nécessaires pour relier Horta au moteur encore distant de 500Mn. Des compagnies d’une douzaine de dauphins viennent régulièrement s’amuser à notre étrave. Nous avons aussi vu deux fois un rorqual commun
mercredi 18 mai 2005
L’anticyclone des Açores est bien présent. La dépression qui nous a propulsé jusque là est remontée en se comblant. Le vent baisse, la vitesse aussi. Nous envoyons le spi qui se fait trimballer par les vagues et tient difficilement. Notre vitesse cible est de 4 Nds pour conserver l’objectif de la traversée en 20 jours. Objectif perf’ pour le plaisir comme à l’aller. Cela demande une plus grande présence sur le pont. Lionel assure.
Sentiments paradoxaux de la joie d’arriver et du plaisir d’être en mer. La longueur ne me marque pas comme en solitaire. Pas de doute. C’est mieux à deux.
Nous passons la journée sous spi à une moyenne correcte. On ri toujours beaucoup. Il fait très beau et la météo n’annonce pas de changement. Moi, je trouve qu’il fait frais. Il n’y a plus beaucoup d’heures ou je peux être à poil.
Je m’éclate avec les cartes météos et leurs interprétations. Avec le courrier et la nav’, cela représente 2-3h00 par jour. Et 4-5h00 devant l’ordinateur quand nous faisons un film, pour charger les photos, créer les dossiers Popote.com. C’est grave docteur ?
jeudi 19 mai 2005
Le vent ayant gentiment monté en début de nuit, nous optons pour le génois tangonné à la place du spi. La nuit est calme et tranquille. Spi du matin, plaisir du marin.
Plaisir de courte durée puisqu’à 14h00 le vent disparaît totalement alors que nous sommes à 190 Mn de l’arrivée. Moteur. Nuisance et baisse du moral. Vitesse moyenne de 3 Nds. Dur alors que nous venons de faire un honorable 110 Milles pour la dernière tranche de 24h pétolesque.
vendredi 20 mai 2005
Journée de pétole complète. Le baromètre est à 1025HPa et la mer est lisse. Nous sommes abordé par un gros ketch qui en cherche un autre. Drôle de rencontre.
On se traîne lamentablement, vraiment déçu d’être en panne de vent pour cette fin de traversée. C’est l’occasion d’observer plus facilement des dauphins grâce à la surface de l’eau parfaitement lisse.
Lionel a voulu faire une bise à une vélelle. Il aime les bébêtes mais elles le lui rendent mal. Grosse douleur style piqûre de méduse mais maintenant, il sent bon la Biafine.
samedi 21 mai 2005
A mon réveil à 7h30 (je me suis couché à 2h45), nous sommes à 50Mn de Horta. Au lever du jour, les îles étaient en vu. Cela me met de bonne humeur de penser que nous passerons la nuit sur l’ancre. J’espère arriver à minuit. Dommage que nous n’ayons pas eu de vent pour cette fin de traversée. Le moteur la rend moins magique et festive. La musique est forte pour essayer de couvrir le bruit du moulin mais elle n’y arrive pas. J’espère un petit vent thermique en approchant des cotes.
Les dauphins qui nous accompagnent depuis 8 jours sont des stenella frontalis ou dauphins tachetés de l’Atlantique. Ils mesurent de 2 à 2,30m pour un poids moyen de 115 kg et une durée de vie de 35 à 40 ans. Ils nagent à une vitesse largement supérieur à 20 Nds. Il est impressionnant d’observer leurs déplacements fluides sans aucun mouvement de nage visible.
A 17h00 nous touchons enfin un léger thermique. Alors que nous observons de près une baleine qui souffle à plusieurs reprises, la ligne de traîne se tend d’un coup. Affalage rapide du génois. Un magnifique thon qui assurera une bonne quinzaine de repas. Peu de temps avant j’avais affûté les couteaux et mis une bouteille de Chablis au frais
Nous arrivons au près sous solent à 23h00 dans le port de Horta, île de Faial.
2400 Milles en 20 jours et 7 heures. 63h00 de moteur pour 44 litres de gasoil. Un mousqueton d’amure et la patte d’oie du hale bas de tangon cassés. 200 litres d’eau consommée. 9 jours à remonter le vent dont 5 au près serré. Le reste au portant avec deux journées sous spi.
babaille
, posté Le Lundi 23 Mai 2005
Satellite
Sent: Sunday, May 22, 2005 2:58 AM
Subject: 11R7ter&6sand
DECU:PETOLE TOTAL.MOTEUR KI PU&ASSOME.VITESS RIDICUL.MER
PLATE.ACOMPAGNEMEN 2DAUPHIN. 38 01N,32 07W 23:52UTC
dest:Horta.&Lolo?retention?
Sent: Sunday, May 22, 2005 2:58 AM
Subject: 12R7&8
ARRIVE PORT HORTA ILES2FAYAL.THON FRAIS&CHABLIS A BORD.POPOTE
NICKEL.MARINS HEUREUX.BIZ
Sent: Wednesday, May 18, 2005 12:18 AM
Subject: 10R0 PETI VENT
ANTICYCLON ACOR BIEN PRESEN.BO TEMP&FAUNE.DATE ARRIVE INCERTAIN.37 02N,36
18W,22:05UTC
Sent: Monday, May 16, 2005 6:40 AM
Subject: 9bisR5
36 02N,40 43W,22:08UTC BALEINE&OIZO
Sent: Friday, May 13, 2005 7:16 PM
Subject: 8R0
SOUS SPI.METEO EXC.T VA TB.TEMP DESCEND.BONE PREVISION 34 26N,46 19W
17:09UTC
7R0 33 10N,50 01W21:47UTC RI IRE&BONHEUR D ETRE AU LARGE.BO TEMP.BONE
PREVISION
Sent: Monday, May 09, 2005 3:51 PM
Subject: 6R4Bis
31 25N,54 41W13:27UTC.PLUI MER FORTE.HUMIDITE.MAI POPOTE MARCHE FORT.