Alain et son Brin de Folie

Une vie riche




La boucle est bouclée. Nous avons terminé le tour de la Martinique en revenant au cul de sac du Marin. Il y a encore plus de monde qu’il y a deux mois. C’est totalement dingue. La zone de mouillage est grande mais nous sommes tous les uns sur les autres. Coté confort, ici c’est royal. Douche, ponton pour l’annexe, tous les services possibles au plaisancier et un plan d’eau absolument plat et sûr.



Il y a vraiment deux Martinique pour les plaisanciers. La cote Caraïbe (ouest) facile, belle et très fréquentée et la cote Atlantique (est) plus découpée, plus délicate à aborder mais plus sauvage. Nous n’y avons jamais rencontré d’autres plaisanciers au mouillage. Incroyable et bon.



Sandrine rentre en Corse. Elle retourne au boulot. En deux mois elle a eu le temps de se rendre compte que « c’est possible et c’est bon ». Nous pouvons tous trouver des possibilités pour s’échapper et vivre pleinement la vraie vie. C’est intense et simple. Pendant ce temps les manifestations en métropole défendent l’augmentation du pouvoir d’achat. On se trompe de cible. Pour l’année prochaine, j’ai demandé à travailler à temps partiel. Je préfère une vie riche plutôt qu’une vie de riche. Le temps libre en est, pour moi, la clef.

Alain











, posté Le Jeudi 17 Mars 2005


Fraicheur féminine


Un peu de fraîcheur féminine sur Le Popote. Sandrine écrit :

samedi 26 février 2005,

Nous voilà arrivés sur la cote caraïbe de l’île. Nous avons tangué pendant 48h dans l’anse de la Trinité. La météo annonçait un renforcement du vent avec une mer forte. Du coup, nous sommes partis le dimanche dans des conditions déjà très justes pour moi. 2 heures de prés avec le bateau qui gîte dans des creux de 2,2m (je n’ai pas été malade mais cramponnée à l’arrière du bateau pour ne pas gêner le capitaine!). Après la pointe nord, le bateau était beaucoup plus stable mais nous avons atteint des records de vitesse pour Le Popote. Après 5h de navigation, nous sommes arrivés à St Pierre. J’étais fourbue et j’ai eu des courbatures dans les épaules pendant 3 jours (détendue la nana !).


C'est une blague, hein...

Nous sommes toujours au mouillage à 3 coups de rames du ponton ce qui rend les déplacements beaucoup plus aisés. Il y a aussi plus de bateaux. Un jour de grand vent, Alain a joué les St Bernard pour récupérer 2 bateaux qui partaient à la dérive et au large. Ca crée des liens.

Nous avons ainsi rencontré une famille partie de la métropole depuis 18 mois avec 2 enfants à bord (5 et 8 ans). Sacrée organisation avec l’école, les navigations.



Nous avons encore eu 2 jours de mauvais temps qui permettent de faire les pleins d’eau mais qui rendent le séchage du linge difficile (nous avons fait des guirlandes à l’intérieur du bateau).

M’enfin, la température extérieure avoisine quand même les 3O à 33°c.



Durant nos journées surchargées nous avons trouvé le temps de visiter le musée local relatant l’éruption du Mont Pelé en 1902 : 30000 morts, toute la ville détruite et toute la flotte coulée. Impressionnant, pourtant il ne paye pas de mine .En début de semaine nous irons le voir de plus près. Encore une fois, l’office de tourisme ne propose aucun circuit balisé sans guide !
La bizzzzzzzzzz

Alain

, posté Le Samedi 05 Mars 2005

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