19/08/2004

Nous sommes à Ciutadella. Cela semble une bien jolie petite ville. Nous sommes la depuis bientôt 24h mais je ne suis descendu du bateau que pour brancher un tuyau et faire le plein d'eau au port de commerce. Aussitôt fait, nous quittons le port pour mouiller à l'exterieur au sud de la ville. Il fallait laisser la place libre aux ferrys. Un bon kilomètre nous separe du centre. Pas le choix. Le port naturel de Ciutadella n'est pas très grand. C'est l'été. Les seuls places disponibles sont à couples d'autres bateaux. Nous preferons la tranquillité relative du mouillage de Playa Gran de Cala Degollador.
17-18/08/2004 Cala Pous.
Large de 25 ou 30 metres, profonde de 300m a l extremite Nord-Ouest de Minorque, c est un petite cala rocheuse creusee dans un plateau côtier accidente. Elle s'enfonce entre des falaises de 30 m de haut et se termine par une petite plage rocheuse. Le mouillage fut technique. Ceci explique certainement l'absence d'autres bateaux. Une ancre devant par 15 m de fond, une derriere dans 8m et deux amarres de chaques cotes, passees sous des blocs rocheux par 10m. Nous sommes poses. Plus bouger. Seul au monde et puis de toutes facons il n y a plus de place pour un autre bateau. Nous avons quasiment bouche la cala avec nos amarres. Les fonds sont superbes. J'aime quand cela degringole à pic. La roche des falaises est coupante mais il est facile d'escalader un peu pour trouver un vertigineux plongeoir. C est un peu un petit coin de paradis. Je suis descendu avec plaisir par 15 m de fond. Bonnes sentations. Pas de jolis poissons. Je ne prend pas de fusil car je n ai pas la licence de chasse locale. J ai vu pas mal de petits merous et de petits baraccudas. Au fond de la cale, il y a une bonne cinquantaine de mulets de 10-15cm dans 1 m. Il y a du Sar un peu partout. Le poisson ne semble pas éffrayés par un nageur.
Le vent souffle fort du sud. C est notre future direction pour rejoindre Puerto de Ciudadela sur la côte Ouest. Attendons qu il se calme. Il nous faut de l'eau. Nous avons consomme 300 litres en quinze jours et sans se priver. 20 litres/jours a deux et en se lavant matin et soir (moi j'esquive quelques fois...) et en cuisinant tout à l'eau douce pour raison de regime sans sel. Habituellement, les pâtes cuisent dans 1/3 d eau de mer et 2/3 d'eau douce.
16/08/2004
Et le 15 août est passe. Trop balezzz. C est bientôt la fin des vacances et je suis dans les starting-blocs.
La liste des derniers trucs à regler avant le depart est dressée. Il faudra encore la hierarchiser.
Le Popote continue sur sa lancee de fiabilite. C'est vraiment ça le confort en bateau. Ce n'est pas le barbeuk, le frigo, l'ordi ou l'enrouleur de genois. C est de ne pas avoir à sortir sa caisse à outils. La laisser sur le quai et partir sûr de soi serait un joli rêve.
Je deplace quelques trucs lourds de l'arriere du bateau vers le centre. Nous traînons un peu trop d'eau sur l'arriere. J ai du y mettre 300 kg de trop de flotte, gasoil, panneaux, regulateur et survie. Je sens le bateau mal dans son assiette longitudinale et c'est penalisant dans nos conditions météo actuelles. Vent faible, un peu de houle et toute une horde de bateaux moteurs qui nous bousillent le plan d'eau avec leurs vagues...
Toujours aussi désole pour la lisibilite de mon texte. Les touches du haut de ce clavier ne se sont toujours pas auto-reparees.
15/08/2004
Tout petit Minorque. Nous aurons tôt fait le tour. Hier nous etions seuls dans un mouillage un peu trop ouvert a la houle. Apres plus de trois heures pour faire 5 milles, petole sous voile bled, nous mouillons au milieu des couillons. Playa Pequeña de Algayerens. Superbe cala transformee en camping pour riches vacanciers, pour plaisanciers. Le peuple reste sur la plage. Les plus cons se rapprochent tout pres du sable avec leurs 4x4 ou viennent du bled precedent avec le hors-bord. Un gros cata vient se coller a quinze mêtres de nous. Env. 8 gosses de 5-6ans et autant d adultes. Des francais. Pourquoi se collent-ils? Ils geulent apres les gosses. Les gosses crient. Aoûtiens.

Le 6/08/2004
Voici 4 jours que nous sommes partis d'Ajaccio et nous sommes à Senetosa. Soit 16 Milles ou 0.17 Nœud de moyenne ce qui représente tout de même 0.31 km/h!!!
Le mois d’août commence à bon rythme. Nous avons beaucoup dormi et sommes maintenant d’attaque (bof) pour traverser la méditerranée en direction des Baléares. Nous avons réussi à trouver deux mouillages totalement déserts dont un dans le golfe d’Ajaccio. Alors, il est encore possible de pratiquer le mouillage forain au mois d’août en Corse sans avoir le sentiment d’être dans un camping
Nous profitons d’un confort tout à fait bon à bord du Popote. Par rapport à l’été dernier, c’est le grand luxe:
Frigo de 75 litres plein à craquer de produits frais, ordinateur fixe basse consommation, taud de soleil de 15m², petit taud de soleil au-dessus de chaque panneau de pont. C est surtout le frigo qui apporte le plus de changement. Quel progrès! Mais sur un bateau, rien n’est simple. Avant d’avoir du froid, il faut déjà l’énergie pour le produire. Pour moi c’est l’électricité via les panneaux solaires et deux bonnes batteries de 90Ah chacune. Il existe d’autres solutions.
Le 9/08/2004
Nous sommes au large. Partis de l’extrémité nord-ouest de la Sardaigne à 7h00, nous n’atteignons pas les 4 nœuds de moyenne et le vent manque. Les prévisions donnaient du vent portant force 3 Bft. Cela n’a duré qu’une demi-journée. Un agréable moment sous spi puis le vent a refusé en baissant. Moteur... Il m’inquiète toujours. Le régime de croisière est faible et je suis très attentif à son état et aux bruits : Assourdissants.
Je sais enfin utiliser mon petit poste de radio BLU couple au PC. Ainsi nous recevons gratuitement un service de météo allemande avec des prévisions sur 5 jours, des cartes, plein de données pour la terre entière qu’il faut ensuite sélectionner et interpréter. Merci le service public Allemand. Quel confort d’avoir un PC à bord !
Le 10/08/2004
Toute la journée se sera passée au bon plein à une petite moyenne de 4 nœuds. La houle de 0.5m dérange Sandrine. Il fait 30°C et 80% d’humidité. La nuit fut donc très humide et presque sans vent. Nous avons rencontré deux colonies d’une vingtaine de dauphins. Seul un cargo nous a doublé hier soir. Depuis rien d’autre que des morceaux de plastiques. Le Popote n’est pas très rapide mais le confort est bon et sa fiabilité est rassurante. La météo de ces aimables messieurs de Hambourg nous annonce du vent 3-4 Bft dans le pif. Cela ne va pas arrange notre arrivée sur Minorque qui, si le vent se maintien par miracle comme aujourd'hui, devrait se situer au alentours de midi demain. Ce serait bien. Sandrine commence à trouver le temps long. Depuis le départ, je soigne le réglage des voiles pour aller le plus vite possible mais la vitesse chute parfois sous les 2.5 nœuds, limite à laquelle je démarre le souffle diesel. J'aimerai toujours que cela aille plus vite. Mais cette allure est humaine et replace les distances à leurs valeurs.
Nous voyageons loin en brûlant un minimum de pétrole.
Le 12/08/2004

A 14h00 hier, nous sommes arrivés à la voile à Fornells sur l’île de Minorque.
55 heures de traversée. Nous ne sommes pas vraiment a l’endroit prévu.
Oups ! Mais non, c’est la faute au vent dans le pif. Il est arrive plus tard que la météo allemande l’avait prévu. Merci. Pour abréger le près nous atterrissons plus au sud. Il y a beaucoup d’activité dans cette petite baie très protégée.
Le bled a des allures africaines avec ses maisons blanches et les palmiers qui bordent le petit port de pêche. Le Popote s’est enfin arrêté de bouger. Le plan d’eau fut totalement plat toute la nuit. Le thermique semble se lever tôt et souffle fort toute la journée. Tant mieux. Cela aide à supporter le chaleur et nous permettra certainement de faire le tour de cette petite île à la voile. Le cyber café du port nous réserve encore son lot de surprise. Encore un clavier et un système de gestion du réseau qui ne me laisse pas accéder à ma clef USB. Le prix est correct : 1€ les 20 minutes. Je cherche vainement un point d’eau public pour remplir 30 litres de jerrican. Rien.
Je n'arrive pas non plus à comprendre l'espagnol. Impossible de prononcer quoi que ce soit de correct.
Cela sent le voyage culturel...

(Suite...), posté Le Jeudi 12 Août 2004