Astuce voile
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Voici une astuce trouvée sur le site STW et testée sur le Popote :

Le génois bômé

Non, il n'y a pas de faute de frappe. C'est bien bômé et non pas tangonné.

Tout le monde est familier avec la technique qui consiste aux allures portantes à tangonner le génois. Je n'y reviendrais pas.

Au largue ou grand largue, par contre, j'utilise une technique très simple à mettre en place et qui ne demande qu'un investissement minimal:

· La position des rails d'écoute de génois est optimisée, en général pour faire le meilleur près possible. Au largue et grand largue, ils sont trop à l'intérieur et plus on écartera le point de tire meilleur sera le rendement de la voile.

· La seule modification, consiste à gréer une petite poulie en extrémité de bôme et à venir frapper une écoute légère sur le point d'écoute du génois.

· L'écoute légère est ensuite envoyée le plus en arrière possible et par l'intermédiaire d'une poulie ouvrante fixée sur le rail à l'arrière du bateau, renvoyée sur le winch d'écoute.

· La bôme largement débordée, le point d'écoute de la bôme se situe alors largement en dehors de bateau permettant aux voiles de "respirer"; "l'effet de fente" entre le génois et la grand voile est amélioré. Par petit temps et mer houleuse, le génois déventé, ne vient plus frotter contre les haubans...

Pour revenir à la situation classique, il suffit de larguer l'écoute légère supplémentaire et de reprendre l'écoute normale sur le winch.

Essayer cette technique très simple, c'est l'adopter.

Sur cette photo, prise lors de la descente des Alizés pour la traversée de l'Atlantique vers le Brésil, on peut voir l'écoute légère supplémentaire qui passe par une poulie fixée à l'extrémité de la bôme.

Alain d'HYLAS pour STW>

Sans son autorisation mais avec nos remerciements pour cette expérience qui a agrémentée notre traversée. Merci.

En bleu, l’écoute légère est frappée sur un petit mousqueton pour faciliter la mise en place qui peut être un peu acrobatique. Il faut en effet aller faire le zouave par-dessus les filières. Surborder la GV réduit le risque. La poulie à l’arrière est celle de spi.

En blanc, l’écoute de génois se transforme en « barber » en laissant l’avaleur avancé au maximum sur le chariot.

Ca marche et cela peut faire gagner 0.2 nœuds. Nous utilisons ce système de 90° à 110° du vent apparent. Après, la GV masque le génois alors le tangon reprend du service pour tenir le génois au vent.

Vous pouvez également observer le frein de bôme réalisé à partir d’un descendeur. Je vous recommande ce système tant il apporte sécurité et confort au portant.

 

 

Les pinces à ferler

Les pinces de serrage que l’on trouve en magasin de bricolage trouvent une application intéressante lors de nav’ en solo. Reliées à une garcette, elles peuvent aider à plier proprement les voiles d’avant quand, au mouillage, le vent ballade la chute. La garcette est frappée par un cabestan gansé sur le rail de fargue.

C’est pour les pliages ventés de mon grand taud de soleil que j’utilise le plus souvent cette « troisième main » pratique.

 

 

Les protections anti raguage pour la GV

Pendant une longue navigation au portant, la grand-voile va frotter contre les bas haubans arrière et contre les barres de flèche. Je trouve intéressant de la protéger avec du scotch prévu pour réparer les spis. Il est moins cher que le scotch à voile et tiendra plus de six mois. La voile doit d’abord être propre et sèche. On monte dans le mât alors que la GV est hissée avec ses réglages moyens pour du portant. Un tracé au crayon de papier définit les emplacements du scotch. Même chose pour le premier et le deuxième ris. La voile est alors déposée sur une surface plane et propre. Dégraisser au trichloréthylène aux endroits où sera posé le scotch. Ses extrémités sont découpées en arrondis afin d’éviter les angles vifs qui se décollent vite. Presser sur le scotch avec une bouteille remplie d’eau chaude. Après la nav’, contempler avec satisfaction l’usure de la surface du scotch.

 

 

Et pour le génois

 

Sur une voile plaquant bien au pont (hum le bel effet de plaque…), la bordure viendra raguer sur le balcon avant. Même quand celui-ci est parfait et sans aspérités, à la longue, le génois s’use. Deux panneaux en PVC cousus préservent le tissu de la voile.

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