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Position préférée dans la cabine avant ou dans le carré. Pour lire, siester, réfléchir (bof !), écouter, mateloter ou coudre et beaucoup dormir. J’ai bien fait de remplacer toutes les mousses par de vrais matelas en latex ou en bultex découpés au cutter. L’enveloppe est ensuite recousue à la main. Avec des draps sur mesure, merci mamie, rafale de coussins et une toile anti-roulis assez haute pour toujours se sentir bien dans son lit, c’est là que l’on passe le plus de temps sur un bateau.


Le ton est donné

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Le nom commercial du Popote.
Un intérieur très confortable en mer ou au mouillage. Volumineux, lumineux et ventilé avec suffisamment de rangements, il a pile la bonne hauteur sous barrot (1m80). Premier prix dans sa taille et pour ce programme, ses défauts viennent d’une carène « à l’ancienne » avec son cul pincé, son gros bide et une surface de voile limitée. Alors il n’est pas très stable au portant et supporte mal la charge imposée par le voyage (ou par l’accumulation de matériel supposé indispensable) dans les seuls coffres situés à l’arrière. Par contre il est correct au près avec de bonnes voiles d’avant et très tolérant. Les départs au lof ou à l’abattée préviennent longtemps à l’avance et ne se terminent jamais par un « vrac » destructeur. Le Popote est à l’aise dans la brise mais peine dans les petites conditions de vent.

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Mon meilleur investissement nautique ! Rien de tel qu’un caddie pliant pour faire l’avitaillement à pied. C’est fou le poids des courses à chaque escale. Un diable pliant vient compléter l’accastillage J pour le transport du gaz, des jerrycans de gasoil quand il n’y a pas de pompe au quai, d’une bobine d’amarre, de la survie qui va en révision, etc.



Complément d’accastillage indispensable.A généraliser voir à proposer systématiquement en série comme dans les bagnoles. A bord du popote le cendrier est fixé au balcon arrière. La tirette d’une canette n’est pas assez solide. Il est indispensable de faire un trou à travers l’alu pour assurer un anneau. Il peut être en fil d’inox détoronné d’un vieux hauban. Un bas de ligne de pêche en acier fait aussi l’affaire.

 

 

 


 

 

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Le Popote n’est pas franchement un bateau rapide. Je suis habitué à des moyennes de 3.5 Nœuds pour de la croisière à la voile. Alors une transat à 6 nœuds de moyenne (2900 Milles en 20 jours) donne une impression de NGV. Passer Gibraltar à 10 nœuds, la pointe nord de la Martinique à plus de 11 ou se faire 150Mn/24h lors de la transat’ retour offre des sensations uniques. Tu es un blaireau mais tu te prends pour Jean LE CAM. C’est l’avantage d’un bateau simple, pas trop grand, pas trop toilé et très tolérant. Les sensations à la voile sont vite gratifiantes dans la brise. Petit bateau, grand plaisir et sensations garanties.

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A l’achat, le Popote était équipé d’un génois Delta voile de bonne qualité et d’un enrouleur Profurl. Après quelques déboires, je l’ai démonté pour revenir à la méthode « ancienne » : voiles à endrailler sur mousquetons. Je ne regrette pas ce choix. Pour cette taille de bateau et ses deux bassins de nav’ (croisières côtière en méditerranée et transatlantique) c’est un excellent compromis. Aller manœuvrer à l’avant quand sa mouille ou plier les voiles n’est pas drôle du tout. Je limite les soucis par quelques aménagements ou astuces. Un sac de filière pour le génois médium (ma plus grande voile) limite la corvée de rangement en côtier. Un peu de pratique et deux pinces aident à plier proprement les autres voiles. J’ai deux voiles d’origines (1976), un génois lourd et un foc n°2 qui offrent encore de bons services aux allures portantes. Et l’on peut en recoudre une pendant que l’autre bosse ! Les voiles à endrailler coûtent moins cher et durent beaucoup plus longtemps. Aucun souci de fiabilité avec des mousquetons. Jamais vous ne vous retrouverez avec une voile en partie enroulée, le vent qui monte et ce satané enrouleur bloqué (à qui cela n’est-il jamais arrivé ?). Un affalage est toujours simple et instantané avec un retour de drisse au cockpit. En lofant, la voile tombe seule en quelques secondes sur le pont. En abattant, elle se retrouve masquée derrière la GV et descendra sans risque après l’avoir surbordée. Une bosse de riz sur le Solent, permet de réduire en quelques secondes et de laisser passer un grain Antillais. La bosse de riz revient au cockpit, les écoutes sont passées à l’avance. Inutile de ferler la partie réduite si le grain ne dure pas. Cela fait quand même un peu plus de « fistouilles » à gérer mais permet une réduction rapide du cockpit.

Dans le petit temps, fini le moteur. On fait route à la voile grâce à son poids moindre et à l’absence de la bande anti-UV lourdaude et dégueulasse. Dans la brise, il est possible de remonter au vent grâce à des voiles bien plates qui ne présentent pas un creux reculé et un centre de poussée vélique trop haut placé. Le poids non négligeable et mal placé de cet enrouleur ne joue pas en sa faveur. C’est une sécurité élémentaire que de pouvoir remonter un vent fort en méditerranée. Sur un bateau plus grand le problème de manipulation devient aussi plus important. Hé oui, petit bateau, petits soucis ! Bref, l’enrouleur est super pour un voilier fortement motorisé qui n’hésitera pas à brûler du gasoil par petit temps ou pour remonter la brise. Et c’est quand même, bien malheureusement, la tendance actuelle.

Le ton monte, il s’élève.

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6m70 c’est peu. Il y a de l’élancement. Une erreur de répartition des charges me met « le cul dans l’eau ». Trop de poids à l’arrière : 2 panneaux solaires, un régulateur, la survie, 110 litres de gasoil et 100 d’eau, un vieux vélo pliant et d’autres choses « indispensables ». Où aurais-je pu les mettre ? Impossible de tout caser au centre de gravité. Ce défaut ralentit le bateau au prés dans la houle ou le clapot où il a tendance à bouchonner et à casser sa vitesse sur chaque vague.

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Ma plus belle voile. Elvstrom, coupe triradiale, soit disant « haut de gamme ». Elle s’est déformée très rapidement. Deux maîtres voiliers l’ont examinée. La conclusion est la même. C’est en fait une fausse triradiale puisque la trame des laizes n’est pas orientée suivant les efforts. Elles sont découpées pour optimiser les débits. Le tissu n’est pas de première qualité. La coupe est standard donc correspond, malgré mes indications, à une voile prévue pour un enrouleur alors qu’elle est équipée de mousquetons. Les voiles pour enrouleur sont plus plates que celles à endrailler afin de ne pas faire de plis à l’enroulement… Du sur mesure ? En revanche le même voilier m’a fabriqué un solent qui est une véritable machine à remonter la brise et qui me donne entière satisfaction. Mention spéciale pour la voilerie Inter Voiles à Antibes qui m’a fait en 2000 une GV qui est toujours belle après 15 000 milles. Ma garde voile est complétée par un spi symétrique triradial. Je le maîtrise en solo jusqu’à 20-25Nds mais il offre un intérêt seulement dans le tout petit temps pour bien descendre dans le vent. En croisière, autant tangonner le génois. La perte de vitesse est alors de 1 noeud à 3/10 de nœuds par rapport au spi. Et le sommeil est quand même plus facile à trouver.

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Petit bateau, petit confort en mer quand elle se fâche. A bord, tout a moisi. Sauf le bonhomme. Cela a commencé à Essaouira. En quelques jours mes matelas se sont transformés en champignonnières.

Pendant la transat retour, 9 jours à remonter le vent dans une mer formée ont montré les limites de l’étanchéité du bateau. Ce n’est pourtant pas la première fois que je faisais du près.

La durée transforme une micro fuite en gros problème. Le pain a vite moisi, les fruits aussi, tout le vaigrage et quelques vêtements présentent des traces de moisissures.

 


 



 

 

 

 

 

 


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Inutile d’avoir une liaison satellitaire à bord. Pour la météo, la BLU réceptionne les cartes gratuitement. Pour les mails, on trouve presque toujours un cybertruc. Les prix varient de 1€ à 9€ / heure. Le budget peut vite être conséquent. J’ai trouvé partout des postes équipés de prises USB. En utilisant une clé USB de 128Mo ou de 64Mo, on réduit le temps de connexion et l’on prend son temps pour rédiger et lire son courrier tranquille à bord.

Pour les mails depuis le large, j’ai utilisé un GSC100 de Magellan. Il fonctionne avec le réseau Orbcomm. Son emploi demande une bonne interprétation de la notice pas toujours claire. Le fournisseur de service est totalement nul pour le SAV. La fiabilité du système est perfectible. Le faible coût du matériel et des communications compense ces défauts. 420€ d’investissement puis 26€/mois pour un forfait de 10 mails en émission et de 30 en réception. Le nombre de caractères est limité. Les messages ressemblent à de gros SMS mais cela fonctionne au milieu de l’Atlantique… Le bidule est autonome en énergie, se recharge sur le 12V et sert de GPS de secours. Je le range systématiquement dans le sac étanche à embarquer en cas d’abandon du navire. Pluri fonctions. Qui dit mieux pour ce prix ?

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Que du bonheur cette année sabbatique. J’ai rencontré beaucoup de jeunes retraités, toujours sympathiques, à bord de leurs Amel ou autres « voiliers à moteur » dont le pont est un empilement de jerrycans de gasoil avant la transat’ retour. Au moteur, un voilier de 11 mètres marchant à 6 Nds et consommant 2,5 litres à l’heure aura une consommation spécifique de 25litres aux 100km… Même en parcourant les trois quarts de la distance sous voiles, cette consommation reste encore élevée, supérieure à 6 litres aux 100 km Ces pratiques sont d’un autre âge. Celui de l’inconscience et de la croissance à tous prix. Consommer moins d’énergie, moins de saloperie, c’est profiter davantage de la vie tout en permettant aux futures générations de rire aussi. La simplicité volontaire est la clef de l’existence de mon année sabbatique. Faut-il attendre d’avoir tout pour profiter la retraite venue ou se contenter de moins pour profiter tout de suite de la vie ? J’ai choisi la joie de vivre. A mon retour j’espère travailler à temps partiel afin de continuer sur la même lancée. Avoir des idées, des convictions et surtout les mettre en application, c’est parfois difficile mais toujours riche. Pour moi, le mot développement durable est un oxymore. Son concept est une arnaque. L’équation développement = croissance = augmentation de la consommation énergétique me semble tout le contraire de l’écologie. Tais toi. Tu nages à contre courant.

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Retour à mes premiers amours nautiques.

Juste avant le départ, j’ai investi dans une annexe neuve. Une AX2 Bombard à plancher gonflable. C’est ma troisième annexe. Celle-ci, la première neuve, offre un bon confort dans le sens où j’ai enfin fini de passer mon temps à coller des rustines et à recoller le tableau arrière ou le plancher. Et j’ai arrêté de regonfler continuellement mes petits boudins. Elle est légère et se range rapidement et assez facilement. Mais les flotteurs sont d’un diamètre trop faible. Alors dès qu’il y a 10 Nds de vent et 15cm de clapot, tu es mouillé. Au ¾ de sa capacité de charge, la moindre vague peut embarquer par l’avant. La stabilité peut être mise en défaut lors des manœuvres au moteur. Par contre il est toujours facile d’y embarquer. Le moteur est un vieux Yamaha Malta 2T de 3cv. Il démarre au quart de tours mais j’ai du démonter le carburateur 5 ou 6 fois pour le nettoyer malgré un jerrycan propre. Pénible. Seul dans l’annexe, sans vent de face, elle déjauge et le rapport consommation / distance parcourue semble intéressant. Sinon, on se traîne et il faut penser à remplir le petit réservoir intégré tous les jours. Cela a représenté 5l de mélange / semaine de mouillage forain. Moi qui me déplace en ville uniquement en vélo, c’est beaucoup trop à mon goût. L’ensemble annexe + moteur sera, dès mon retour, remplacé par un kayak gonflable ou pliable. Je suis preneur de toutes infos à ce sujet

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J’ai moins lu que prévu. Peu en mer, assez souvent au mouillage. Inutile d’embarquer une grosse bibliothèque. Dans tous les points de chute à plaisanciers, on trouve des commerces qui proposent gratuitement l’échange de livres. Et il est facile de brancher directement d’autres plaisanciers au mouillage. En les choisissant bien les découvertes sont agréables.

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Petit budget marina. J’ai fréquenté les marinas (20 jours au total) de SANTA CRUZ de TENERIF pour l’avitaillement avant la transat, celle d’ALICANTE (Espagne) pour récupérer un équipier de choc et celle d’IBIZA pour visiter la citadelle. Il n‘y avait alors pas de mouillage à proximité sinon j’aurais évité. C’est toujours trop cher et sans grand intérêt. En moyenne les prix rencontrés étaient de 30€/24h. La meilleure en méditerranée fut celle d’Alicante. La palme revient à HORTA (Açores, île de Faial), 7.50€ pour un service de premier choix et un accueil réjouissant. C’est vraiment un lieu mythique. Santa Cruz pratique un tarif unique jusqu’à 12m mais place les petits bateaux sur un quai bruyant et sale. Les sanitaires sont en dessous de tout. En plus ils m’ont compté 7 jours pour 6 nuits avec une arrivée après midi et un départ avant. L Mais la ville est superbe et offre un marché de première qualité pour l’avitaillement. Ibiza est aussi trop cher et les ferrys passent trop près des pendilles pour être serein.

Budget moyen pour la vie courante depuis le départ : 1000€ par mois en comptant les frais d’assurance, de bateau (entretien courant, révision de la survie) et surtout un aller et retour Martinique – Ajaccio en avion pour les fêtes de Noël. J’ai loué un véhicule toutes les trois semaines et mangé à l’extérieur deux fois par semaine en moyenne. Nous avons vécu à deux sur ce budget pendant deux mois.

Budget délirant pour le « yacht classique » Le Popote. Depuis son achat, en semi épave, il y a cinq ans, j’ai dépensé en moyenne 750€/ mois en comptant l'acquisition et tous les frais. De la place de port à l’assurance en passant par le moindre rouleau de scotch, tout est consigné et fait peur. Le total est de 44 000€. Le prix de revente du bateau pourrait actuellement être de 18 000€. Jamais un artisan* n’a touché au bateau depuis que je l’ai. J’ai passé beaucoup de temps à travailler dessus. J’estime ce temps à 1000 heures. C’est le prix à payer pour partir confiant avec un bateau bien préparé et bien équipé. Pour mon salaire, ces dépenses furent possibles grâce à la suppression du budget de logement (loyer, factures d’eau et d’électricité, impôts locaux), du budget automobile et à la réduction des sorties.

* Merci à eux. Je les consulte quand je ne sais pas comment faire. Mes demandes ont toujours été bien reçues

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A oilpé tout l’hiver. Le bateau est idéal pour ça.

La température antillaise rend naturel le déshabillage. Et en plus, tu as moins de lessive à faire. Le bonheur. En nav’, idem et tu es sûr de ne pas choquer les voisins. Reste à partager ça avec les équipiers. Attention, à bord, on se retrouve vite dans des positions pas croyables sous le nez de son équipier. Il faut seulement être tranquille même quand il y a du sport.

 

 

 

 

 

 


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Je ne voudrai plus m’en passer pour la navigation. Le mien est fixe et alimenté directement en 12V. C’est un Via C3 à 800MHz. Il est planqué sous la table à carte. L’écran plat de 12‘ est le même que celui de PRB, l’open 60 vainqueur du Vendée globe ;-). Il consomme peu et semble parfaitement fiable. L’écran se déporte pour les arrivées précises suivies depuis le cockpit.

Il serait dommage de se passer de toute cette technologie abordable. Le risque est de rester planté devant son écran sans regarder dehors.

Danger !

La réception des cartes fax météos via un petit poste BLU (Sony ICF-SW7600GR) apporte beaucoup au large. Le RTTY est facile à réceptionner en méditerranée. Les calculs de marée se font seul. Toutes mes photos et mon courrier sont ainsi gérés. L’ordinateur est devenu pour moi un outil indispensable à bord. La société Rom Arrangé est d’un service impeccable. Ils sont très compétents, serviables et assurent un service après vente de premier ordre. A recommander sans réserve : http://www.romarrange.com/

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Je pense immédiatement à la quantité de leurres perdus. Inutile donc d’investir dans de chers rapalas. Les leurres « maison » font tout de même moins mal au cœur à voir disparaître. Les leurres souples, dont on fait le montage soi-même, sont intéressants. Je les monte avec un hameçon trident, une sleeve et un plomb de 50g pour 5Nds, 60g pour 6Nds. La canne de traîne peut être remplacée par un simple système à sandow (description sur le site, idem pour les leurres).

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Seul, le problème ne se pose pas. Le réveil sonne toutes les vingt minutes pendant la nuit. Dans la journée, j’espère que les collègues veillent et je dors deux fois 1h30. Avec un équipier qui découvre la plaisance (coucou Robi) il est nécessaire d’établir un roulement pour enfin pouvoir dormir. Ce n’est pas simple car il faudra de toute façon être sur pieds rapidement. On ne peut rien demander d’autre à un pur débutant que de veiller les cargos et de les relever. Et c’est déjà bien. Avec un marin professionnel comme Yoyo, c’est tout autre chose. Les manoeuvres sont immédiatement plus faciles et plus rapides. Pour la veille, nous avons profité de ma petite expérience en solo. Je commence la nuit. Entre 2h00et 3h00 du matin, il se réveille seul et me remplace jusqu’à 7-8h00. Les quarts se font naturellement suivant l’état de fatigue et les conditions. L’important est de ne pas interrompre un cycle de sommeil. C’est simple et souple. Il faut seulement se connaître un peu et prendre le rythme. Cela vient vite. Je ne suis pas sûr que cette méthode soit applicable dès que l’on est plus nombreux. Au large, l’homme de quart peut dormir autant qu’il le souhaite tant qu’un double tour d’horizon et qu’un coup d’œil au GPS est donné toutes les vingt minutes.

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Alors là attention. On atteint des sommets de malhonnêteté. Pour porter la capacité en gasoil de 20 à 110 litres, j’ai choisi du haut de gamme bien distribué localement (Vetus via Accastillage Bernard). Le modèle choisi est translucide et rentre parfaitement dans un coffre en lieu et place de l’ancien réservoir. Le kit de raccordement fait sérieux. Le tout est cher mais on se sent en confiance. Le montage est simple. Je suis entièrement satisfait jusqu’au jour où je me retrouve dans une mer agitée, sans vent, avec 1/3 du plein. Le réservoir n’est pas cloisonné conformément à la norme française vu ses dimensions. Le gasoil se déplace tellement à l’intérieur du réservoir que les désamorçages se succèdent les uns après les autres. Réamorcer toutes les 15 minutes un circuit de gasoil dans une mer agitée est une expérience passable. Par chance cela ne m’est jamais arrivé lors d’une entrée de port tumultueuse

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Prise de contact avec Vetus France : voyez le distributeur. Accastillage Bernard daigne me répondre après plusieurs mois, une dizaine de mails et autant de coups de téléphone. Alors que je cherche vainement une solution technique, le technicien SAV Vétus, M. MIRONE, me conseille de garder le réservoir plein. Gag ? Donc courrier avec accusé de réception et la totalité des échanges écrits par mails. J’envoie en plus une copie à M. HARRIS, responsable SAV. Aucune réponse. Re téléphone : j’ai peut être une solution technique perso. Une prise de carburant par gravité sous le réservoir avec un petit volume tampon. Trois raccords de plomberie et un peu de durite. Après accord verbal avec Mr MIRONE, j’envoie la liste détaillée des fournitures à Accastillage Bernard. Une copie pour M. MIRONE, une pour M. HARRIS et une pour le service commercial, soit disant décideur. Aucune réponse.

Voici presque deux ans que je bataille. Je commence à m’épuiser et règle le Pb seul car le grand départ approche. Coup de bourre à la parution du nouveau catalogue Accastillage Bernard. Mon réservoir est modifié par l’ajout d’une cloison centrale! Nouveau contact avec M. HARRIS. J’ai l’accusé de réception de mon courrier sous les yeux mais ce monsieur m’affirme n’avoir jamais reçu ma demande. Nouveau courrier par fax. Mr Harris me répond avec un aplomb extraordinaire que non, j’ai mal vu, le réservoir n’a pas été modifié sur le nouveau catalogue … Je jette l’éponge. Je ne peux rien faire devant une telle malhonnêteté, un tel mépris du client. Je suis amer mais j’aurai l’occasion de passer devant la boutique à Cannes…

A aucun moment je ne leur ai demandé de me changer le réservoir. L’envoi gracieux des pièces pour la modification m’aurait suffit.

Le ton peut redescendre.

 

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La voilerie Sud Corse Sail (Ajaccio) m’a confectionné un indispensable taud de 18 m2. Haut, large, solide, bien ventilé et rapide à mettre en place, je lui ai ajouté un support pour l’éclairage du cockpit et un passe coque pour récupérer l’eau de pluie. Aux Antilles nous étions ainsi totalement autonome en eau. Magique. Les retours sur les cotés et à l’arrière doivent impérativement descendre bas pour bien être protégé. Il doit être solidement renforcé par des sangles longitudinales reprenant les tensions entre les haubans et le pataras. La fixation se fait par quatre garcettes de 30cm avec un nœud de cabestan gansé sur le gréement. Les œillets sont à proscrire. Mieux vaut une boucle cousue en sangle. Les cotés (là, pas de Pb pour les œillets) sont fixés par des sandow ø8 terminés par des crochets plastiques ou inox. La mise en place est extrêmement rapide et simple dès que la bôme est posée sur les filières.

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Elle a atteint son sommet au départ des Canaries pour la transat’ en solo. J’ai vraiment ressenti un fort engagement. Dès le départ, j’ai eu du vent portant fort. Impossible donc de faire demi-tour. L’Atlantique devant soi et les Antilles comme destination. Seul en mer pendant trois semaines. Quel trip ! Aucun regret mais maintenant, je sais que je préfère naviguer en double.

Mes plus mauvais souvenirs sont liés aux situations orageuses. Comme un bon gaulois, j’ai toujours peur que le ciel me tombe sur la tête. Alors je me rassure en installant à l’avance une chaîne au pied de mât. Elle trempe dès que la menace se confirme. Un morceau de tuyau en plastique préserve la coque et le rail de fargue du ragage. Je débranche ce qui peut l’être facilement, surtout l’antenne de VHF, utilise un GPS sur accus et coupe le contact général. Malgré tout, je flippe toujours.

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C’est surtout que la nuit, tu flippes puissance 4 ! Tout est plus gros, plus fort. Les vagues deviennent des monstres. Les brises se transforment en hurlements. Les manœuvres apparaissent hésitantes. Chaque levé de soleil est salué par un grand « Ouf ! ». Peur ancestrale des ténèbres qui ressurgit comme une bête oubliée de nos villes éclairées. Au large, au milieu de nulle part dans la nuit, tu es tout petit.

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Le squelette, la structure, le maintien en place de la quille (1T100) mais aussi le premier boulot que j’ai fait sur le bateau. C’était l’été 2000 juste après avoir acheté ce bateau qui attendait des travaux sur la zone de carénage d’Ajaccio depuis plus d’un an. Le travail fut dur physiquement (surtout à cause de la chaleur). C’est le point de départ de la résurrection du Popote, les premiers kilos de résine sans encore imaginer que le Popote m’emmènerait si loin. Dans la remontée de l’Atlantique, au près, j’y pense à chaque fois que le bateau est soulevé par une vague puis retombe lourdement dans un grand fracas et quelques craquements.

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Deux panneaux solaires de 50 W (Solarwatt pwx50 ; 300€ pièce en 2003) montés sur deux mâtereaux indépendants et inclinables suivant deux axes pour parfaitement suivre le soleil. Cela fonctionne parfaitement et assure l’autonomie….tant qu’il y a du soleil. Et les nuages sont parfois nombreux aux Antilles. Un complément est assuré par l’alternateur du moteur. 5h00 de fonctionnement pendant la transat’ aller et 1h00/semaine en moyenne dans les mouillages antillais. Equilibre voir surabondance en méditerranée et lors de la transat’ retour C’est satisfaisant et ne justifie en aucun cas une éolienne sifflante. Nous avons un frigo de 75 litres que je n’arrête jamais, un pilote automatique pour le côtier, un ordi pour la nav’, la réception des cartes météo et pour le courrier 3-4h00 / j, une radio/CD pour 2h00 / jour d’info ou de musique et de la lumière 5 heures / jour. Les feux de navigation et mouillage sont à LED. La même technologie est utilisée dans le carré pour l’ambiance ou les déplacements. Des halogènes de 10W permettent de lire ou de cuisiner. Chaque panneau est équipé de son propre régulateur de 6A. Un simple voltmètre permet de surveiller les deux batteries étanches de 90Ah toujours couplées.

Je rigole bêtement quand je vois de superbes portiques à l’arrière des gros bateaux. Il s’y emmêle rafale d’antennes, une voir deux éoliennes et, caché au milieu, des panneaux solaires bien à l’ombre et le plus souvent fixes. Dépense inutile car rendement médiocre. Par contre je m’amuse beaucoup moins en voyant des bateaux récents où les proprios ont négligé ce point primordial en croisière tout en voulant tout le confort « moderne » à bord. C’est minimum une heure de moteur par jour. Nul.

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Où suis-je, où vais-je, quelle sera l’évolution météo, quand vais-je arriver, quand vais-je repartir. C’est un vrai bonheur de ne jamais tout savoir. Cela change de la vie de terrien urbain. C’est le prix et le parfum de la liberté.

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Mon équipier, venu me retrouver en Guadeloupe juste pour m’accompagner et me supporter pendant les 4500 Milles du retour en deux mois. Je l’ai connu en 1992. Il était en terminal au lycée à Nevers et j’étais son prof de dessin industriel. Depuis nous avons beaucoup ri, passé le monitorat de voile ensemble puis partagé un bateau « logement » à Ajaccio. Nous sommes tous les deux nivernais et avons appris la voile sur ses plans d’eau intérieurs, chanceux d’avoir deux bases départementales de loisirs.

 

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Et je ne veux pas entendre parler d‘eau minérale en bouteille. Trop lourd à transporter. Trop cher. Trop de déchets à stocker. Alors que des réservoirs propres et un filtre au charbon simplifient vraiment la vie. Et si jamais il y a un petit goût, une goutte de pastis l’efface et donne l’impression de boire l’apéro toute la journée ! Je n’ai jamais utilisé de désinfectant pour l’eau.


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